Gouvernance, mise en œuvre des projets stratégiques

« C’est du comportement des dirigeants d’une organisation qu’émanent la clarté et la cohérence de la vision interne. Il en découle un environnement dans lequel peuvent exceller l’organisation et ses collaborateurs».

Note d’information EFQM / AFNOR Janv. 2005

Accompagnement du client en interne lors de l’élaboration de projets stratégiques

Synergie Communication accompagne les collectivités lors de la déclinaison du projet politique en projet d’administration. Le Cabinet aide l’équipe de direction lors de la définition des enjeux afin de donner du sens à l’action publique et de fédérer les agents territoriaux autour d’une vision, des missions (axes stratégiques) et des valeurs partagées favorisant ainsi une nouvelle gouvernance centrée sur la cohésion et l’efficacité. Le projet d’administration inclut la charte de management et la charte des valeurs déclarées par le personnel et portées par un groupe de projet. Outil de management et d’innovation, conçu en intelligence collective et en transversalité, il sera ensuite décliné en projets de service.

Formations et Conférences

Une sélection de thèmes les plus fréquemment demandés. D’autres thèmes sont disponibles et construit en fonction des besoins du client.

« Il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne connait son port » affirmait Sénèque, il y a plus de 2 000 ans. Comment répondre au besoin du dirigeant à la recherche d’une gouvernance performante créatrice de valeur ? Comment penser la gouvernance de son entreprise au XXIème siècle ? Comment créer un récit fédérateur et élaborer et partager une vision performante créatrice de valeurs suffisamment désirables ? La réponse : devenir une entreprise à missions grâce à la loi PACTE (2019) qui introduit la raison d’Etre, levier stratégique et nouvel axe de différenciation. Source du leadership et de synergies créatrices, la définition et la mise en œuvre de la raison d’être permet de garder le sens, de répondre à une attente sociétale forte. D’un point de vue interne, le statut d’entreprise à mission guide les actions de l’entreprise en donnant un cap à la stratégie globale et en conférant de la substance au projet d’entreprise. Il resserre les liens lors de la co-construction avec les parties prenantes tout en motivant les collaborateurs.

La déclinaison du projet politique en projet d’administration

Si les fusions de collectivités ont souvent été l’élément déclencheur de l’élaboration des projets d’administration, aujourd’hui, il s’agit d’avantage de donner du sens à l’action publique et de fédérer les agents territoriaux autour d’une vision, des missions et des valeurs partagés. Pour ce faire, le dirigeant territorial, partenaire de l’élu, développe avec son CODIR la vision de l’organisation traduisant les orientations politiques. Metteur en scène de l’ordre politique, il co-construit cette vision réellement mobilisatrice se déclinant en missions (axes stratégiques) capables de susciter l’implication réelle et concrète des agents. Le projet d’administration a pour vocation de créer les conditions de l’efficience, de la performance et du bien-être au travail, de prendre du recul par rapport au quotidien et donner du sens à l’a;ction de chacun. Il inclut à la fois la charte de management ainsi que la charte des valeurs issue des valeurs déclarées par le personnel et portées par un groupe de projet. C’est un outil de management et d’innovation, conçu en intelligence collective et en transversalité, qui sera ensuite décliné en projets de service

Dans un contexte de complexité socio-économique en pleine mutation et de diminutions drastiques des ressources, l’évolution de l’environnement des collectivités territoriales, aux travers des réformes institutionnelles et fiscales, obligent les élus à penser autrement l’action publique en instaurant une nouvelle gouvernance. A bien des égards, les collectivités territoriales françaises entrent dans une ère nouvelle confrontées à la contrainte sanitaire forte pesant sur les finances publiques.

Le décideur public est-il condamné à subir les évènements ou bien à préparer l’avenir, à décider et à évaluer un futur souhaitable ? Comment à un niveau collectif, amener les différents acteurs à construire des représentations communes qui élargissent leurs perspectives, leurs projections au delà du champ strict de leur intervention. ? Comment renforcer les connaissances du rôle de chacun, des périmètres d’actions et des responsabilités des acteurs politiques et territoriaux ? Comment fonctionner ensemble efficacement ?

 

Afin de travailler ensemble dans la nouvelle configuration et développer la transversalité, un état des lieux des bonnes pratiques s’impose. Comment définir des règles du jeu facilitantes, favoriser la circulation d’information, la prise de décision, la délégation ? Comment apprendre les uns des autres pour monter collectivement en compétence et en expertise ?

05. Rompez avec la tyrannie de l’immédiateté : entre urgence et anticipation, comment décider ?

Comment faire face aux contraintes temporelles fortes ? Comment prendre des décisions sans être sous le diktat de l’immédiateté ? Comment se recentrer sur le projet politique ? Temps court, temps long, dilemme du politique… Cerné et pressé par la multitude de l’information, par la sur-communication, le temps politique n’est plus linéaire. Pris en étaux entre le temps du citoyen, le leur, celui des agents et l’environnement global, les responsables politiques se posent la question du temps, naviguant entre urgences et priorités.

Source de stress pour soi et pour les autres, comment prendre du recul et renouer avec performance et efficacité dans un environnement de crise et à budgets et moyens contraints ? Comment redonner du sens à l’action politique ?

06. Comment mener un entretien professionnel avec succès

Pour répondre aux exigences d’une Fonction publique moderne, orientée vers la réalisation de résultats et soucieuse de son efficience, les administrations ont besoin d’une gestion efficiente de leurs ressources humaines, se basant sur la responsabilité et la performance des agents, et prenant en compte leur mérite et la valeur de travail personnel.

Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, et en application du décret du 01 janvier 2015, les encadrants et encadrés partagent un temps commun lors des entretiens annuel d’évaluation.

Ces entretiens génèrent des effets directs dans les relations responsables/agents et influent sur le climat de travail au sein du service. Ces derniers sont souvent vécus comme une contrainte et une perte de temps par les deux parties. Et pourtant l’entretien professionnel participe à la bonne gouvernance de l’organisation.

Pour répondre aux exigences d’une Fonction publique moderne, orientée vers la réalisation de résultats et soucieuse de son efficience, les administrations ont besoin d’une gestion efficiente de leurs ressources humaines, se basant sur la responsabilité et la performance des agents, et prenant en compte leur mérite et la valeur de travail personnel.

Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, et en application du décret du 01 janvier 2015, les encadrants et encadrés partagent un temps commun lors des entretiens annuel d’évaluation.

Ces entretiens génèrent des effets directs dans les relations responsables/agents et influent sur le climat de travail au sein du service. Ces derniers sont souvent vécus comme une contrainte et une perte de temps par les deux parties. Et pourtant l’entretien professionnel participe à la bonne gouvernance de l’organisation.

Comment mener un entretien professionnel avec succès

Pour répondre aux exigences d’une Fonction publique moderne, orientée vers la réalisation de résultats et soucieuse de son efficience, les administrations ont besoin d’une gestion efficiente de leurs ressources humaines, se basant sur la responsabilité et la performance des agents, et prenant en compte leur mérite et la valeur de travail personnel.

Dans le cadre de la gestion des ressources humaines, et en application du décret du 01 janvier 2015, les encadrants et encadrés partagent un temps commun lors des entretiens annuel d’évaluation.

Ces entretiens génèrent des effets directs dans les relations responsables/agents et influent sur le climat de travail au sein du service. Ces derniers sont souvent vécus comme une contrainte et une perte de temps par les deux parties. Et pourtant l’entretien professionnel participe à la bonne gouvernance de l’organisation.

Extraits

De l’ouvrage de Nathalie Loux

Face à une crise de défiance sans précédent et devant l’essoufflement du modèle de croissance traditionnel, peu respectueux de la préservation des ressources humaines et naturelles, la réinvention des modèles semble inéluctable. La Renaissance donne vie à l’Allégorie des effets du bon et du mauvais gouvernement et l’avènement de la raison d’être et de l’entreprise à mission en illustre sa parfaite contemporanéité.

Du projet politique au projet d’administration, les outils de mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance, Edition Territorial, 2020. Préface de Frédéric Bierry, Président de la Collectivité Européenne d’Alsace

 

L’Allégorie des effets du bon et du mauvais gouvernement : une vision à l’épreuve du temps

Retrouvons-nous en 1338, en Toscane, dans le palais communal de Sienne, dans la salle des Neufs. A l’heure de la montée et de la prospérité des opulentes cités du nord de l’Italie, ces dernières prétendent désormais s’affirmer dans un nouvel espace politique et célébrer, après deux siècles de conflits, des libertés chèrement acquises. A l’apogée de sa puissance et de sa richesse, grâce à sa situation géographique qui en fait une artère incontournable pour les échanges et le commerce entre l’Orient et l’Occident, Sienne figure alors au palmarès des quinze villes les plus importantes d’Europe. Afin de limiter l’emprise de quelques familles sur la ville et garantir un gouvernement juste et équitable, la commune de Sienne fait un choix novateur en optant pour le gouvernement du Conseil des Neuf dont le devoir est de garantir la paix et la sécurité, gages de prospérité de la deuxième Cité-Etat de Toscane. Son originalité réside dans son mode de gouvernance et dans sa vision.

1. Une gouvernance innovante, le Gouvernement des Neuf

2. L’Allégorie des effets du bon et du mauvais gouvernement

3. L’actualité de la fresque : la feuille de route d’un territoire global ?

Application de la fresque par Julien Dossier, Renaissance écologique

L’œuvre des Neuf et de Lorenzetti est le récit d’un combat politique sans fin, jamais gagné d’avance. Les « Effets du Mauvais Gouvernement à la ville et à la campagne » nous guettent à chaque instant, avec ou sans pandémie ! Outre le fait de mettre en exergue l’idée que la paix et la prospérité d’une ville découlent du bon gouvernement de ses dirigeants, la fresque nous rappelle aussi le mode de gouvernance avant-gardiste des Républiques italiennes du Moyen-Age dans lesquelles un tiers des citoyens participaient concrètement à la vie publique et politique. Loin d’avoir peur et d’être repliées sur elles-mêmes, ces Villes-Etats avaient ouvert leurs frontières et fondé leur puissance et leur richesse sur le commerce et l’échange avec le reste du monde. Elles inventèrent ainsi une nouvelle époque, la Renaissance.

Quelque soit le bord et les idées politiques, cette fresque permet de comprendre la nécessité de réfléchir, à long terme, à ce changement de société d’une manière systémique et interdépendante et non plus en silos. La fresque donne l’envie de se mettre en mouvement et les moyens d’agir. Il appartient alors à chaque gouvernant de dégager sa vision et d’écrire l’histoire future de son territoire…

Extrait - L'avènement de la raison d'être et de l'entreprise à mission

1.1 Qu’est-ce que la raison d’être ?

La prise en compte des dimensions sociale, environnementale et économique dans ses activités et dans ses relations avec ses partenaires a émergé aux Etats-Unis avec le concept d’entreprise citoyenne dans les années 70 (good citizen). En France, cette notion se structure dès 1982 dans les travaux du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise[1]. Dans l’entreprise citoyenne, le sens se met au service de la performance.

Il fallu attendre le 9 mars 2018 et la lecture du rapport sur les résultats de la mission «L’Entreprise, objet d’intérêt général», lancée le 5 janvier 2018 et élaboré sous la supervision de Jean-Dominique Senard, alors président du groupe Michelin, et Nicole Notat alors présidente de Vigeo-Eiris[2] pour rendre visible et lisible cette approche au travers de la notion de « raison d’être »Pour Jean-Dominique Senard : « La raison d’être permet de joindre le passé au présent ; c’est l’ADN de l’entreprise. Elle n’a pas de signification économique, mais relève plutôt de la vision et du sens [3]».

Le 22 mai 2019, l’Assemblée nationale a adopté la loi PACTE[4] (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui permet d’intégrer la raison d’être d’une entreprise dans ses statuts en la définissant comme étant « le motif, la raison pour laquelle la société est constituée. Elle détermine le sens de la gestion de la société et en définit l’identité et la vocation (étude d’impacts). La notion de raison d’être vise à rapprocher les chefs d’entreprise et les entreprises avec leur environnement de long terme ».

Une véritable révolution culturelle se fait jour dans les entreprises, le nouveau mot d’ordre n’est plus stratégie mais bien commun et responsabilité sociétale. La construction de la raison d’être s’articule dorénavant autour de deux axes fondamentaux centrés sur l’intérêt général  : l’intérêt de l’actionnaire et l’intérêt du bien communs[5]. La raison d’être est l’équivalent des termes communément utilisés dans les pays anglo-saxons « purpose » ou « mission statement ». L’importance du « purpose » pour guider la stratégie d’entreprise a été à nouveau soulignée en 2019 par le directeur général du célèbre fonds d’investissement Black Rock[6], dans sa lettre annuelle aux dirigeants d’entreprise : « Lorsqu’une entreprise exprime et comprend vraiment sa raison d’être, elle fonctionne avec la focalisation et la discipline stratégique qui produisent la rentabilité sur le long terme. La raison d’être unifie le management, les employés et les communautés. Elle guide le comportement éthique et crée un garde-fou essentiel contre les actions qui vont contre l’intérêt des parties prenantes »

Allant dans le même sens, la Business Roundtable[7] a publié, en août 2019, une déclaration signée par 181 dirigeants de grandes entreprises américaines selon laquelle la raison d’être d’une entreprise ne peut être limitée à la seule poursuite du profit. Selon ce manifeste, les entreprises devraient plutôt prendre en compte l’ensemble des parties prenantes : investir dans leurs employés, offrir de la valeur aux clients, traiter de manière éthique avec les partenaires et soutenir les communautés de leurs environnements opérationnels. Cette nouvelle définition de raison d’être devient ainsi « une norme moderne en matière de responsabilité d’entreprise ».

La raison d‘être peut-elle vraiment être globale ? Agathe Cagé[8] se pose la question dans la revue The Conversation. Il s’avère complexe pour une multinationale qui coordonne diverses cultures de définir une raison d’être collective indépendamment de sa nationalité. Les composantes des cultures de chaque pays devront être prises en compte ainsi que le sens des mots utilisés, ce qui fait souvent dire actuellement qu’une vision est bien souvent interprétée comme lénifiante.

Cela annonce-t-il une véritable métamorphose du rôle de l’entreprise dans un avenir plus ou moins proche ? Ne sont-ce là que de belles déclarations d’intention ou ne cachent-elles pas une réalité liée à la pression croissante, boostée par les médias sociaux, des consommateurs, des clients, des employés et des citoyens sur les dirigeants ?

[1] 2 nov. 2015. L’obtention du Label LUCIE représente la concrétisation de l’engagement du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise en faveur de la Performance globale dont les racines se trouvent dans la Charte de l’Entreprise Citoyenne promulguée en 1982.

[2] Par une lettre du 11 janvier 2018, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Muriel Pénicaud, ministre du Travail et Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, ministre de la Justice ont chargés Jean-Dominique Senard et Nicole Notat d’une mission sur l’entreprise et l’intérêt général.

[3] https://business.lesechos.fr, 8 juin 2018, Jean-Dominique Senard : « Le sens et le pourquoi nourrissent la motivation »

[4] LOI n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, 22 mai 2019

[5] La notion de biens communs à été posée lors du Forum social mondial de 2005 à Porto Alegre. C’est un manifeste de «douze propositions pour un autre monde possible» dont l’interdiction de toute forme de brevetage du vivant et de privatisation de biens communs de l’humanité.

[6] https://blackrock.com/corporate/compliance

[7] www.businessroundtable.org

Business Roundtable, association fondée en 1972 qui a pour membres les dirigeants de grandes entreprises américaines. Parmi les signataires : Jamie Dimon, CEO de la banque d’affaires JPMorgan Chase, président du Conseil d’administration du Business Roundtable, Tim Cook d’Apple, Brian Moynihan de Banf of America, Dennis A. Muilenburg de Boeing, Mary Barra de GM et Jeff Bezos d’Amazon.

Cette nouvelle définition remplace tout ce qui avait été préconisé jusqu’ici. Elle se définit comme « une norme moderne en matière de responsabilité d’entreprise ».

« Business Roundtable Redefines the Purpose of a Corporation to Promote ‘An Economy That Serves All Americans’ »

[8] www.theconversation.com, Agathe Cagé, La raison d’être de l’entreprise peut-elle vraiment être globale ? 22 septembre 2019

1.2 La raison d’être, un nouvel axe de différenciation et un levier stratégique ?

La raison d’être traduit une ambition de la société et marque une volonté politique. Elle apporte à l’entreprise un contrepoint utile au critère financier de court-terme qui ne peut servir de boussole ainsi qu’un moyen de constituer une vision long-terme qui guide ses choix et prend en considération la société dans ses actions. De même, elle permet d’enrichir l’entreprise d’un sens et de la notion de responsabilité dans ses activités.

Dans le cadre de la loi Pacte, l’article 1835 du code civil[1] a été modifié de façon à ouvrir aux entreprises la possibilité d’inscrire une raison d’être dans leurs statuts : « Les statuts peuvent préciser une raison d’être, constituée des principes dont la société se dote et pour le respect desquels elle entend affecter des moyens dans la réalisation de son activité ». A la différence de l’intérêt social, il ne s’agit toutefois que d’une option, néanmoins l’inscription de la raison d’être dans les statuts de l’entreprise apporte plus de légitimité et de crédibilité au discours. C’est une «mission» autrement dit un ou plusieurs objectifs sociaux et environnementaux que la société se donne pour mission de poursuivre dans le cadre de son activité. La société à mission est une raison d’être au sens de l’article 1835 du Code Civil. Si la loi française prévoit la possibilité que la raison d’être d’une entreprise soit inscrite dans ses statuts, certaines entreprises choisissent de formuler une raison d’être sans l’inscrire dans leurs statuts. Dans ce cas, la raison d’être n’a donc pas d’existence juridique.

Quelques exemples de raison d’être d’entreprises novatrices : Michelin : « Offrir une meilleure façon d’avancer »Atos : « Contribuer à façonner l’espace informationnel », Orange : « Être l’acteur de confiance qui donne à chacune et à chacun les clés d’un monde numérique responsable », Veolia : « Contribuer au progrès humain, en s’inscrivant résolument dans les Objectifs de Développement Durable définis par l’ONU, afin de parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous ». Un réseau d’échanges de la Communauté des entreprises à mission regroupant l’ensemble des entreprises intéressées par le changement de statut (La Camif, La Poste…) mettent déjà en commun leurs bonnes pratiques.

Très avancé dans la démarche, le directeur général de la MAIF, Pascal Demurger, a annoncé son intention de graver les engagements sociaux et environnementaux de l’entreprise dans le marbre en affichant sa volonté de devenir la première grande « entreprise à mission ». Mais le chemin est long. La raison d’être[2] de la Maif a été présentée fin mai 2019. Le suivi de cette mission sera piloté en interne par un « chief mission officer ». Préalable nécessaire à l’obtention du statut d’entreprise à mission, il faudra faire entériner l’inscription de la raison d’être dans les statuts de l’entreprise lors d’une assemblée générale extraordinaire qui se tiendra le même jour que sa prochaine AG, en 2020. En terme de gouvernance la Maif devra également se doter d’un comité de mission, distinct des organes sociaux de l’entreprise et comptant au moins un salarié. Ce comité sera chargé du suivi de la mission et de son alignement sur les activités de l’entreprise. C’est un travail ambitieux que le directeur général espère payant. Comme il le déclarait aux Echos[3], « nous ne le faisons pas seulement par conviction mais aussi pour des raisons stratégiques. Nous sommes convaincus que cela peut développer notre attractivité ».

[1] Code civil – Article 1835, Legifrance.gouv.fr

[2] « Convaincus que seule une attention sincère portée à l’autre et au monde permet de garantir un réel mieux commun, nous la plaçons au cœur de chacun de nos engagements et de chacune de nos actions. C’est notre raison d’être ».

[3] https://www.lesechos.fr Pourquoi la Maif veut devenir une « entreprise à .mission »,  3 juin 2019.

 

1.3. Définir sa raison d’être, une aventure participative

Définir une raison d’être permet de prendre en compte le contexte, tout en ayant une ligne directrice. Dans un contexte de changement, l’objectif est de transformer la contrainte en apport de sources d’innovation utiles au développement de l’organisation. Le contexte alors vu comme une contrainte devient un avantage pour la création de valeur car il est une force pour l’innovation.